Oledcomm développe deux projets retenus par l’Otan pour sécuriser des communications optiques sans fil avec des drones

Lisa et Clovis, tels sont les noms donnés aux projets retenus par l’OTAN dans le cadre de son programme Diana (Defence Innovation Accelerator for the North Atlantic - Accélérateur d'innovation de défense pour l'Atlantique Nord) issus de propositions émises par la société française Oledcomm, spécialiste des communications optiques et connue pour son expertise dans le domaine du Li-Fi.

Objectif de ces projets : mieux sécuriser les communications entre drones, et entre drones et opérateurs dans un contexte militaire.

Dans ce cadre, Oledcomm indique qu’avec l’emploi généralisé des drones dans les combats et les renseignements, l’utilisation de systèmes de détection et de brouillage devient de plus en plus performants. D’où l’intérêt de développé des initiatives sur ce sujet, en partant de besoins opérationnels avérés.

Et ce sur un marché des communications militaires en pleine expansion.

Le premier projet, Lisa, propose la mise en couvre de communications sécurisées par la lumière, insensibles au brouillage entre un drone et un opérateur, afin de protéger les vols de drones. En utilisant la lumière invisible - les communication Li-Fi - pour contourner la saturation du spectre radiofréquence, Lisa a pour objectif d’autoriser des transmissions de données rapides vers et depuis les drones et de renforcer la résilience face aux interférences, à la géolocalisation et au piratage.

Selon Oledcomm cette approche est particulièrement adaptée pour équiper les postes de commandement sous blindage et soutenir les opérations furtives.

Le projet Clovis, de son côté, permet d'établir un réseau maillé en Li-Fi (Mes LiFi) sécurisé entre cinq véhicules en moins de cinq minutes, dixit OledComm. Les ondes lumineuses non détectable, non-interceptables et non-brouillables permettent ici de réduire la vulnérabilité des opérateurs.

Le système automatisé de détection et tracking envisagé permettra de soulager la charge mentale des utilisateurs, et résilience de la technologie facilitera la continuité les opérations malgré les tentatives de brouillage des potentiels personnes malveillantes. Avec à la clé un fonctionnement est automatisé : détection des participants (véhicules sur le terrai) alignement des liaisons lumineuses maintien du réseau en conditions dégradées. Ce qui fournit alors un réseau dynamique, capable de continuer à fonctionner même sous la présence d’attaques élecrtromagnértiques.

En d’autres termes, une unité de combat ou de reconnaissance peut ainsi conserver ses communications même dans un environnement où toutes les radios seraient neutralisées.

Au coeur de ces solutions, se trouve la technologie Li-Fi dont Oledcomm est un des pionniers, et qui a déjà été déployée par les forces françaises lors des exercices militaires DAFA 25 et SJIO 25. Récemment, la technologie d’OledComm a aussi été choisie par le CNES (Centre National d’Etude Spatiale), dans le cadre du programme France 2030, afin de développer un terminal laser miniature baptisé Luci (Liaison Ultra Compact Inter-satellite) capable de supporter un service de communications bidirectionnelles inter-satellites par voie lumineuse.

Pour rappel, le LiFi standardisé selon norme IEEE 802.11bb, publiée en 2023 (voir notre article), est une technologie sans fil qui s'appuie sur la lumière plutôt que sur les fréquences radio pour transmettre des données. Le Li-Fi utilise la lumière à des longueurs d’onde comprises entre 800 nm et 1 000 nm et procure une forte résistance vis-à-vis des perturbations électromagnétiques et des attaques.cyber par rapport aux signaux radio avec les technologies telles que le Wi-Fi et la 5G.

(*) Le programme DIANA aide des chercheurs et entrepreneurs venant des pays membres de l’Otan à développer des technologies destinées à garantir la sécurité des populations des pays dans un contexte géopolitique instable.

 

Source : Diana